L’Amadou est un champignon. Il est tombé dans le langage populaire pour désigner la matière inflammable qui sert à commencer un feu. Ce moyen pour allumer un feu est connu depuis la préhistoire.
IMG_1072La chair immédiatement sous la croûte dure peut mesurer de 2 à 5 cm d’épaisseur. De couleur brun fauve, ressemblant à du liège, en flocons de bourre, de consistance ouatinée et cotonneuse, cette zone du champignon est utilisée pour fabriquer l’amadou.On le rencontre généralement sur le hêtre, le platane, le bouleau, le peuplier, le chêne, l’aulne…IMG_1074

 

Les étincelles produites par le briquet ne peuvent que difficilement mettre le feu à un morceau d’amadou. Pour être efficace, il doit être traité et conservé à l’abri de l’humidité.

J’ai trouvé de l’amadou, mais devant la recette de préparation, je n’ai pas encore eu le courage ni le temps de me lancer dedans, je vous livre la méthode comme je l’aie lu :

Différentes méthodes furent utilisées pour améliorer l’amadou. Le traitement au salpêtre était au
XVIIIe siècle le plus communément employé en Europe.

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Voici la manière de préparer l’amadou… Après avoir exposé l’amadouvier dans un milieu frais ou dans une cave, pour le faire ramollir un peu, on le coupe ensuite par tranches minces; on rejette la partie par laquelle le champignon adhérait à l’arbre; on retranche aussi les tuyaux : on bat ces lames sur une pierre unie ou sur un billot de bois un marteau de bois ; on les dispose ensuite par lits.
A la découverte de l’Amadouvier – 07/03/2003 dans une grande marmite de fer ou un chaudron ; on y verse de l’eau en suffisante quantité pour que le tout surnage, et on ajoute du salpêtre selon la quantité d’amadou : on fait bouillir le tout une demie heure ou une heure. Après ce temps, on retire ces tranches et on les fait sécher lentement à l’ombre ou dans un lieu médiocrement chaud; ensuite on recommence à battre… »
source :  www.futura-sciences.com

Des bains dans une solution de poudre à canon, de suint extrait de la laine de mouton ou de cendres ont parfois été utilisés.

Au XIXe siècle, l’amadou fut employé sous forme de bande ou de compresse pour conserver la chaleur, en particulier pour les personnes atteintes de douleurs rhumatismales. On utilisait également des plaques d’amadou pour prévenir les ulcérations de certaines parties du corps dans le cas d’immobilisations de longue durée. Certains médecins ont même proposé son application pour soigner des brûlures. Cependant, c’est en tant qu’hémostatique que l’amadouvier fut le plus utilisé. Ainsi, en 1750, Sylvain Brossard, chirurgien à La Châtre-en-Berry, propose un nouveau moyen permettant d’arrêter les hémorragies des artères.

 

Tissu carbonisé
Le tissu carbonisé maintient l’étincelle allumée pendant une longue période, ce qui permet de
déposer l’allume-feu sur la source de chaleur pour générer une petite flamme.
Chauffez une pièce de coton jusqu’à ce qu’elle noircisse, mais sans brûler. Lorsqu’elle est noircie, à
conserver dans un contenant hermétique bien au sec.

Fibre de coton des poches et des coutures de vêtements.
Nœuds de pin, même mouillé, écorces, aiguilles de pin, herbes desséchées et rigides, lichen, fougères
et filets secs et poreux de vesse-de-loup (comestibles). Le bois complètement pourri d’arbres morts.
On peut même l’utiliser par temps pluvieux, en le débarrassant de ses parties pâteuses et
détrempées. L’écorce se détachant des bouleaux contient une huile résineuse très inflammable. Le
hêtre. Le cèdre. Revêtements intérieurs des nids d’oiseaux. Bois gras, chargé de résine, sentant la
térébenthine, imputrescible, sont autant de bons amadous à conserver dans une boîte étanche.

 

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Source photo : http://www.bushcraft.fr/phpBB/viewtopic.php?f=112&t=4371

Œuf de Manise : Coton de type démaquillant, tartiné ou non de vaseline ou d’un quelconque dérivé
pétrolier dans un emballage de type « kinder surprise ».
Moyens d’allumages

Oeuf_de_manise

David Manise